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La majorité des vertébrés (reptiles, oiseaux, amphibiens, mammifères) sont capables de synthétiser de grandes quantités de vitamine C à partir du glucose alors que les humains et la plupart des primates en sont incapables et doivent donc obligatoirement trouver cette vitamine essentielle dans leur alimentation quotidienne. La vitamine C est une substance hydrosoluble qui ne peut être stockée dans l’organisme contrairement à des vitamines liposolubles comme la vitamine A ou D.
Voici un résumé de ses principales proprietés :
Principales fonctions de la vitamine C
- Cofacteur de plusieurs enzymes impliquées dans la biosynthèse du collagène : indispensable à l’intégrité de nos tissus conjonctifs ( peau, muqueuses, parois vasculaires, ligaments, os…)
- Participe à la synthèse de plusieurs neurotransmetteurs comme la noradrénaline
- Participe à la synthèse de la L carnitine une substance nécessaire au transport des acides gras jusqu’aux mitochondries pour fournir de l’énergie à partir des lipides
- L’acide L ascorbique est un agent réducteur (donneur d’électrons) capable de réduire le stress oxydatif ce qui pourrait expliquer sa capacité à réduire les risques de pathologies cardiovasculaires et à prévenir l’apparition de maladies neurodégénératives , de la cataracte , de la DMLA et de certains cancers.
- La vitamine C maintient le fer et le cuivre à l’état réduit et participe au « recyclage » de la vitamine E.
- Elle soutient les défenses immunitaires
- Certaines études récentes suggèrent qu’elle pourrait moduler la différenciation cellulaire
Le problème de l’évaluation des besoins quotidiens en vitamine C
En France et dans la plupart des pays européens l’ AJR ( apport journalier recommandé) est dramatiquement bas : de l’ordre de 80 mg ; selon les autorités sanitaires, ces valeurs seraient optimales pour couvrir les besoins de 97,5% de la population adulte. Beaucoup de scientifiques considèrent que ces besoins officiels sont largement sous-évalués. Pour tenter de dépasser ces estimations controversées, il faut accepter l’idée que le besoin en vitamine C varie d’un minimum absolu de 100mg/J pour des périodes transitoires à 2 à 3 g/J en situation de stress psychologique ou physique.
Il semble raisonnable d’affirmer qu’un apport de l’ordre de 500mg/J permet d’atteindre la saturation plasmatique et d’optimiser la protection anti-oxydante. Selon certains experts, cette valeur se rapproche de la consommation de vitamine C au paléolithique supérieur. Elle peut être approchée par une alimentation très riche en fruits et en légumes sachant qu’il est préférable d’apporter de la vitamine C tout au long de la journée plutôt que d’absorber une dose unique quotidienne ou obtenue par le recours temporaire à un complément alimentaire à base de vitamine C naturelle sous une forme « retard » dite à libération prolongée.
Gilles Corjon
Docteur en pharmacie, herboriste